GT 10
La GT10 d'origine, à variateur, sans clignotants.
Ma Peugeot GT10 › Histoire · 1972 à 1978
Histoire · 1972 à 1978
Des roues de 10 pouces, la mécanique du 103 et une allure de mini-moto : la Peugeot GT10 a été l'un des premiers mini-cyclos français. Voici ses dates, ses versions et sa fiche technique d'origine.

Le 103 en format réduit
La Peugeot GT10, écrite « GT 10 » au catalogue, est un cyclomoteur de 49,9 cm³ fabriqué par Peugeot dans son usine de Mandeure, dans le Doubs. Elle apparaît au début des années 1970 : en 1972 d'après Wikipédia, en 1973 d'après d'autres sources de passionnés. Ma propre GT10, une GT 10 C, date de 1972.
Son principe est simple : reprendre la mécanique éprouvée du Peugeot 103 et la loger dans une partie cycle toute petite, perchée sur des roues de 10 pouces. Le résultat a l'allure d'une mini-moto, avec sa selle biplace, ses jantes chromées et son porte-bagages extensible.
À l'époque, les mini-cyclos sont encore très rares en France. La GT10 fait figure d'ovni dans la gamme Peugeot, et elle coûte plus cher qu'un 103 classique, pourtant plus polyvalent et plus confortable.
Elle quitte le catalogue en 1978. La GL 10, sa petite sœur plus économique, prend le relais jusqu'en 1980.
La GT10 a aussi eu ses célébrités : des images d'archives diffusées par France 3 montrent l'acteur Jacques Villeret à son guidon, dans une rue de Paris.

De 1972 à 1980
Peugeot lance la GT10 dans son usine de Mandeure et l'inscrit à son catalogue (1973 selon certaines sources).
Arrivée de la Formule 3, la version à boîte 3 vitesses, produite jusqu'en 1977 selon les passionnés.
En fin d'année, la GT10 C phase 2 place ses clignotants avant au-dessus du phare. Elle reste rare.
Sortie de la GL 10, une version plus simple et plus abordable.
La GT10 quitte le catalogue Peugeot après environ cinq ans de carrière.
Fin de la production de la GL 10, qui clôt la lignée.
Trois GT10 et une petite sœur
La GT10 d'origine, à variateur, sans clignotants.
La même GT10, équipée de clignotants. C'est la version de ma GT10, comme l'indique sa plaque constructeur. Fin 1975, la phase 2 place les clignotants avant au-dessus du phare : elle est rare, et ses pièces d'origine sont difficiles à trouver.
La version à boîte 3 vitesses, à la place du variateur. D'après les passionnés, elle reprend la boîte du 104 Formule 3 et du Rallye, avec un sélecteur au pied, et environ 3 000 exemplaires auraient été produits. Ces détails ne sont pas confirmés officiellement.
Une évolution plus économique de la GT10, au style plus simple qui rappelle un scooter. La mécanique reste la même.
Version à variateur
Caractéristiques d'origine
Ces valeurs viennent des fiches techniques publiées par les passionnés. Elles varient parfois un peu d'une source à l'autre : on lit par exemple 49 ou 49,9 cm³ pour la cylindrée.
La Formule 3 remplace le variateur par une boîte 3 vitesses.
Le catalogue des pièces détachées de 1976 donne toutes les références d'origine, et les pressions de gonflage figurent sur un autocollant collé dans le coffre : les deux sont dans la page de documentation.
Ce qu'il faut savoir
La GT10 est devenue un cyclo de collection, et sa cote ne fait que monter. Bonne nouvelle : sa mécanique de 103 se trouve toujours facilement. Les pièces propres à la GT10 sont en revanche rares, surtout les pièces de carrosserie (essentiellement les deux carénages du coffre) et les décors.
À terme, j'aimerais recréer ces carénages grâce à l'impression 3D, comme je l'ai déjà fait pour plusieurs petites pièces de ma GT10.
Pour la fourche, les ressorts et les décors, JayJay, un passionné de la communauté, a fait refaire les pièces introuvables. Et Antony, le créateur du groupe Facebook Peugeot GT10, restaure des GT10.
Restaurer une GT10 : les conseils →
Côté confort, il ne faut pas rêver : avec ses petites roues et ses suspensions courtes, la GT10 n'aime pas les routes abîmées. En ville, elle se montre en revanche vive et très maniable.
La mienne est sortie d'une cave au début des années 2000. Toute son histoire, de la restauration à la préparation, est sur la page d'accueil.



Le rétrofit avec NOIL
La conversion électrique de la GT10 devrait bientôt être possible grâce à NOIL, une entreprise française spécialisée dans le rétrofit : la transformation d'un deux-roues thermique en électrique, avec un kit homologué et une carte grise mise à jour.
NOIL convertit déjà les cyclomoteurs Peugeot 101, 102, 103, 104 et 105, et son kit pour le 103 est aussi proposé dans le réseau des concessionnaires Peugeot Motocycles. Le kit pour la GT10 et la GL 10 est pour l'instant en pré-commande sur son site : il n'est pas encore commercialisé.
Sur le 103, le principe est le suivant : un moteur électrique prend la place du moteur thermique, et une batterie amovible se fixe sur le porte-bagages. La pose est faite par un garage partenaire, et la carte grise passe en motorisation électrique (mention « EL »).
Pour aller plus loin